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Acquittement pour une solidarité vivante pour le fribourgeois Norbert Valley

Pen­dant que le Par­le­ment se réunis­sait à Berne, le pas­teur fri­bour­geois Nor­bert Val­ley s'est pré­senté devant le tri­bu­nal de police de La Chaux-de-Fonds. Il avait laissé un réfu­gié rejeté pas­ser la nuit dans son église et l'avait nourri. Il avait été condamné à une amende pour cela et avait fait appel – à juste titre, comme le juge l'a main­te­nant constaté en deuxième ins­tance.

En pre­mière ins­tance, Nor­bert Val­ley, prin­ci­pal can­di­dat du PEV aux élec­tions du Conseil natio­nal de 2019 dans le can­ton de Vaud, a été reconnu cou­pable d'incitation au séjour illé­gal et a été condamné à une amende de 1000 francs et aux frais de pro­cé­dure. Val­ley a estimé que cette injonc­tion était direc­te­ment contraire à sa conscience et à ses convic­tions.

Le juge unique a désor­mais estimé que Nor­bert Val­ley n’a fourni qu’à une seule occa­sion un abri et de la nour­ri­ture, ce qui ne suf­fit pas pour une condam­na­tion. Des mili­tants des droits de l'homme, des repré­sen­tants des églises et des proches du PEV ont éclaté de joie lorsque le juge a pro­noncé cette sen­tence dans la salle d'audience et plus tard sur la place de la mai­rie.

 

La cha­rité n’est pas de la contre­bande

Presque au même moment, les conseillers du PEV ainsi qu'une mino­rité du Conseil natio­nal, réunis lors de la ses­sion de prin­temps, se sont mal­heu­reu­se­ment enga­gés en vain afin que les per­sonnes qui apportent de l’aide aux réfu­giés pré­sents en Suisse pour des rai­sons huma­ni­taires, ne soient plus punies. Mal­heu­reu­se­ment, la majo­rité du Conseil a tou­te­fois rejeté cette ini­tia­tive deman­dant une modi­fi­ca­tion cor­res­pon­dante de la Loi sur les étran­gers et l'intégration.

Les Conseillers natio­naux du PEV ont, avec une mino­rité, demandé de don­ner suite à cette ini­tia­tive. „ Je ne com­prends pas que dans notre pays, la com­pas­sion soit punie. Il n’est pas pos­sible que les per­sonnes qui aident par cha­rité soient trai­tées de la même manière que les tra­fiquants cri­mi­nels “, déclare la Conseillère natio­nale Lilian Stu­der. Les par­le­men­taires PEV ont demandé que la Suisse cesse enfin de cri­mi­na­li­ser des per­sonnes qui agissent pour des rai­sons huma­ni­taires.

„ La Suisse, forte de sa tra­di­tion huma­ni­taire et chré­tienne, doit faire une dif­fé­rence claire entre l’aide aux réfu­giés moti­vée par des rai­sons huma­ni­taires et de cha­rité et l’aide par des pas­seurs agis­sant par inté­rêt finan­cier “, a insisté la Conseillère natio­nale Marianne Streiff. „ De nom­breux états euro­péens ont adopté cette approche depuis long­temps “. Selon la légis­la­tion actuelle, l’aide aux êtres humains qui entrent ou séjournent illé­ga­le­ment en Suisse est punis­sable d’une peine de pri­son pou­vant aller jusqu’à une année. Le plus sou­vent, les per­sonnes sont condam­nées à des amendes et une ins­crip­tion au casier judi­ciaire. Au cours des der­nières années, une moyenne de 1000 per­sonnes ont été condam­nées et cri­mi­na­li­sées de cette manière.

 

• Repor­tage „ 19h30 “ :
https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/norbert-valley-le-pasteur-qui-avait-aide-un-migrant-est-blanchi-?id=11160991