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		<title>PEV Canton de Fribourg - Parti Evangélique</title>
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		<description>PEV Canton de Fribourg - News</description>
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			<guid>http://www.evppev-fr.ch/fr/actualites/detail/artikel/2011/jan/le-pev-fribourg-est-pour-le-oui-a-linitiative-pour-plus-de-protection-face-a-la-violence-des-a.html</guid>
			<title>Le PEV Fribourg est pour le OUI à l'initiative „Pour plus de protection face à la violence des armes“</title>
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			<description>Le comité du PEV Fribourg soutient l'initiative „Pour plus de protection face à la violence des armes“. Une société qui veille à avoir une bonne sécurité intérieure et qui investit dans la prévention au suicide doit savoir qui possède des armes, en quelle quantité celles-ci circulent et comment on s'en procure. En ce qui concerne la violence avec des armes, le PEV Fribourg a pris le parti des concernés et des victimes. Par contre, elle ne porte aucun jugement moral sur les possesseurs d'armes et ne critique pas le pacifisme conséquent. Le PEV est convaincu „que le problème de la société ne sont pas les armes, mais le danger d'abus. Et comme les abus existent, il faut appliquer des lois efficaces pour la possession et le maniement des armes.“

„Surmonter la violence est le but de tous les chrétiens“. Mais on ne vient pas à bout de la violence par une autre forme de violence „qui ne donne un sentiment de sécurité que tant qu'elle possède des moyens de menace plus impressionnants.“

Moins d'armes signifie moins de suicides 
Encore environ un cinquième des personnes voulant se donner la mort en raison d'une profonde crise, ont recours à une arme à feu. Les hommes près de dix fois plus souvent que les femmes. La diminution des armes à feu en Suisse a coïncidé avec le nombre de suicides avec une arme. Plus le nombre d'armes est élevé, plus le nombre de personnes se tuant avec est grand. D'après le DDPS, 170 personnes par année se suicident au moyen d'une arme militaire. Des experts estiment que près de 100 suicides peuvent être évités en rendant l'accès aux armes plus difficile. Il est vrai que dans d'autres pays, le durcissement des lois sur les armes a provoqué un déplacement vers d'autres formes de suicide. Mais il est encore plus important de relever que le nombre total de suicides y a diminué. Puisque l'initiative „Pour plus de protection face à la violence des armes“ rend l'accès aux armes plus difficile et qu'elle réduit le nombre d'armes en circulation, elle participe à éviter beaucoup de peines inutiles.</description>
			<content:encoded><![CDATA[Le comité du PEV Fribourg soutient l'initiative „Pour plus de protection face à la violence des armes“. Une société qui veille à avoir une bonne sécurité intérieure et qui investit dans la prévention au suicide doit savoir qui possède des armes, en quelle quantité celles-ci circulent et comment on s'en procure. En ce qui concerne la violence avec des armes, le PEV Fribourg a pris le parti des concernés et des victimes. Par contre, elle ne porte aucun jugement moral sur les possesseurs d'armes et ne critique pas le pacifisme conséquent. Le PEV est convaincu „que le problème de la société ne sont pas les armes, mais le danger d'abus. Et comme les abus existent, il faut appliquer des lois efficaces pour la possession et le maniement des armes.“

„Surmonter la violence est le but de tous les chrétiens“. Mais on ne vient pas à bout de la violence par une autre forme de violence „qui ne donne un sentiment de sécurité que tant qu'elle possède des moyens de menace plus impressionnants.“

<b>Moins d'armes signifie moins de suicides</b>&nbsp;
Encore environ un cinquième des personnes voulant se donner la mort en raison d'une profonde crise, ont recours à une arme à feu. Les hommes près de dix fois plus souvent que les femmes. La diminution des armes à feu en Suisse a coïncidé avec le nombre de suicides avec une arme. Plus le nombre d'armes est élevé, plus le nombre de personnes se tuant avec est grand. D'après le DDPS, 170 personnes par année se suicident au moyen d'une arme militaire. Des experts estiment que près de 100 suicides peuvent être évités en rendant l'accès aux armes plus difficile. Il est vrai que dans d'autres pays, le durcissement des lois sur les armes a provoqué un déplacement vers d'autres formes de suicide. Mais il est encore plus important de relever que le nombre total de suicides y a diminué. Puisque l'initiative „Pour plus de protection face à la violence des armes“ rend l'accès aux armes plus difficile et qu'elle réduit le nombre d'armes en circulation, elle participe à éviter beaucoup de peines inutiles.]]></content:encoded>
			
			
			<pubDate>Sat, 29 Jan 2011 16:27:00 +0100</pubDate>
			
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		<item>
			<guid>http://www.evppev-fr.ch/fr/actualites/detail/artikel/2010/jun/le-pev-renonce-a-linitiative-populaire-pour-un-article-sur-les-religions-initiative-parlementai-3.html</guid>
			<title>Le PEV renonce à l’initiative populaire pour un article sur les religions, initiative parlementaire à la clé</title>
			<link>http://www.evppev-fr.ch/fr/actualites/detail/artikel/2010/jun/le-pev-renonce-a-linitiative-populaire-pour-un-article-sur-les-religions-initiative-parlementai-3.html</link>
			<description>Après une vaste procédure de consultation auprès de diverses organisations, le PEV renonce au lancement d’une initiative populaire pour un nouvel article constitutionnel sur les religions. Le conseiller national Walter Donzé (PEV, BE) entend relancer le débat au Parlement avec son initiative parlementaire pour assurer la paix religieuse, le respect du droit et des valeurs.

Le comité central du PEV Suisse a décidé lors de sa séance de samedi à Soleure de renoncer au lancement d’une initiative populaire pour un article sur les religions. Le sujet reste d’actualité et le besoin pour une clarification constitutionnelle est reconnu, ce qui a été confirmé par les instances de parti et les organisations religieuses consultées. Mais les avis divergent quant à la formulation concrète d’un nouvel article sur les religions. Afin de ne pas prétériter le projet, le comité central a décidé de renoncer au lancement de l’initiative tant qu’elle ne dispose pas d’un soutien large des organisations consultées.

Le PEV s’engage depuis longtemps à ce que l’importance des valeurs et traditions chrétiennes de la Suisse soient explicitement mentionnées dans la Constitution. Les débats concernant la légitimité de certaines traditions chrétiennes sont de plus en plus fréquents. La seule mention du passé chrétien de la Suisse ne suffit plus; le fait que la Suisse et ses acquis historiques ont été construits sur une base de
valeurs chrétiennes mérite d’être explicitement ancré dans la Constitution. Pour cette raison il a souhaité compléter l’art. 72 Cst. avec un nouvel alinéa stipulant que la Suisse se nourrit de son héritage chrétien. La consultation englobait aussi d’autres alinéas stipulant notamment que les Eglises et communautés religieuses doivent contribuer à une cohabitation pacifique et respecter les droits humains, la démocratie et l’Etat de droit ainsi qu’un alinéa clarifiant le rôle de la Confédération dans les relations avec les églises et les communautés religieuses actives sur le territoire suisse.

En même temps Walter Donzé, conseiller national du PEV (BE) a relancé la discussion pour un nouvel article constitutionnel sur les religions dans la Berne fédérale. Avec son initiative parlementaire « Garantir l’ordre juridique, nos valeurs et une cohabitation pacifique » (10.448) il souhaite modifier la Constitution et les lois dans le sens que des valeurs chrétiennes et libérales éprouvées sont fondamentales dans une société en constante mutation. Par ailleurs, l’ordre juridique suisse doit être respecté et la paix religieuse
garantie. « La religion ne doit pas être reléguée dans la sphère privée. Au contraire, l’expression de nos valeurs chrétiennes traditionnelles sur la place publique doit rester possible, tout en garantissant une coexistence des différentes communautés religieuses », exige Walter Donzé, qui sera remplacé au Conseil national par Marianne Streit-Feller dès le 13 septembre prochain.

Berne, le 21 juin 2010/nh/sh/fb</description>
			<content:encoded><![CDATA[Après une vaste procédure de consultation auprès de diverses organisations, le PEV renonce au lancement d’une initiative populaire pour un nouvel article constitutionnel sur les religions. Le conseiller national Walter Donzé (PEV, BE) entend relancer le débat au Parlement avec son initiative parlementaire pour assurer la paix religieuse, le respect du droit et des valeurs.

Le comité central du PEV Suisse a décidé lors de sa séance de samedi à Soleure de renoncer au lancement d’une initiative populaire pour un article sur les religions. Le sujet reste d’actualité et le besoin pour une clarification constitutionnelle est reconnu, ce qui a été confirmé par les instances de parti et les organisations religieuses consultées. Mais les avis divergent quant à la formulation concrète d’un nouvel article sur les religions. Afin de ne pas prétériter le projet, le comité central a décidé de renoncer au lancement de l’initiative tant qu’elle ne dispose pas d’un soutien large des organisations consultées.

Le PEV s’engage depuis longtemps à ce que l’importance des valeurs et traditions chrétiennes de la Suisse soient explicitement mentionnées dans la Constitution. Les débats concernant la légitimité de certaines traditions chrétiennes sont de plus en plus fréquents. La seule mention du passé chrétien de la Suisse ne suffit plus; le fait que la Suisse et ses acquis historiques ont été construits sur une base de
valeurs chrétiennes mérite d’être explicitement ancré dans la Constitution. Pour cette raison il a souhaité compléter l’art. 72 Cst. avec un nouvel alinéa stipulant que la Suisse se nourrit de son héritage chrétien. La consultation englobait aussi d’autres alinéas stipulant notamment que les Eglises et communautés religieuses doivent contribuer à une cohabitation pacifique et respecter les droits humains, la démocratie et l’Etat de droit ainsi qu’un alinéa clarifiant le rôle de la Confédération dans les relations avec les églises et les communautés religieuses actives sur le territoire suisse.

En même temps Walter Donzé, conseiller national du PEV (BE) a relancé la discussion pour un nouvel article constitutionnel sur les religions dans la Berne fédérale. Avec son initiative parlementaire « Garantir l’ordre juridique, nos valeurs et une cohabitation pacifique » (10.448) il souhaite modifier la Constitution et les lois dans le sens que des valeurs chrétiennes et libérales éprouvées sont fondamentales dans une société en constante mutation. Par ailleurs, l’ordre juridique suisse doit être respecté et la paix religieuse
garantie. « La religion ne doit pas être reléguée dans la sphère privée. Au contraire, l’expression de nos valeurs chrétiennes traditionnelles sur la place publique doit rester possible, tout en garantissant une coexistence des différentes communautés religieuses », exige Walter Donzé, qui sera remplacé au Conseil national par Marianne Streit-Feller dès le 13 septembre prochain.

Berne, le 21 juin 2010/nh/sh/fb]]></content:encoded>
			
			
			<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 21:21:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<guid>http://www.evppev-fr.ch/fr/actualites/detail/artikel/2009/aug/exportation-du-materiel-de-guerre-renforcons-la-loi-plutot-que-daller-trop-loin-avec-cette-i-5.html</guid>
			<title>Exportation du matériel de guerre : renforçons la loi plutôt que d’aller trop loin avec cette initiative</title>
			<link>http://www.evppev-fr.ch/fr/actualites/detail/artikel/2009/aug/exportation-du-materiel-de-guerre-renforcons-la-loi-plutot-que-daller-trop-loin-avec-cette-i-5.html</link>
			<description>Lors de son assemblée de ce samedi, les délégués du PEV Suisse ont décidé la liberté de vote à l’initiative populaire „Pour une interdiction d’exporter du matériel de guerre“. Ils ont également rejeté l’arrêté fédéral pour un financement spécial du trafic aérien.</description>
			<content:encoded><![CDATA[Le Parti Evangélique Suisse a tenu ce samedi sa 2e Assemblée des délégués extraordinaire 2009 à Genève. Accueillis par Valérie Kasteler-Budde, co-présidente de la section cantonale genevoise, les délégués se sont d’abord prononcés sur „l’Arrêté fédéral concernant la création d'un financement spécial en faveur de tâches dans le domaine du trafic aérien“. André Reymond, conseiller national (UDC, Veyrier GE) a recommandé aux délégues de voter OUI, Ruedi Aeschbacher, conseiller national (PEV, Grüt ZH) a par contre exposé ses arguments pour le NON. Selon lui, les recettes générées par le trafic aérien n’ont plus à être investies dans la construction de routes, mais doivent servir au moyen de transport qui les génère. Ruedi Aeschbacher s’offusque cependant que ces moyens soient utilisés prioritairement pour des mesures de sécurité, «&nbsp;pour autant qu’elles ne relèvent pas des pouvoirs publics&nbsp;» comme le mentionne l’alinéa b de l’article 3bis. Les dépenses faites par la Confédération ne devraient pas être couvertes par le financement spécial, car il s’agirait d’une subvention détournée au profit des compagnies aériennes et des exploitants d’aéroports. Pour des raisons écologiques, Ruedi Aeschbacher estime ce genre de soutien indirect inacceptable. Après débat, les délégués décident de suivre le mot d’ordre de Ruedi Aeschbacher et refusent le financement spécial par 50 voix contre 13. 

L’initiative populaire „Pour une interdiction d’exporter du matériel de guerre“ a suscité davantage d’intérêt aux yeux des délégués. La discussion fut longue et animée. Le président du PEV Suisse Heiner Studer, ancien conseiller national, a défendu lui-même l’initiative. Selon lui, la loi en vigueur a des mérites, mais reste trop peu appliquée. Le Pakistan a ainsi reçu d’importantes livraisons d’armes ces dernières années sans prise en compte de l’instabilité du pays et sa course à l’arme atomique. Walter Donzé, conseiller national et expert en politique de sécurité (PEV, Frutigen BE), a présenté le point de vue opposé en soulignant l’importance de la survie de l’industrie de l’armement suisse. Selon lui, les armes ne sont pas produites dans le seul but de tuer, mais également pour protéger des vies humaines. Il a attiré l’attention des délégués sur les détails de l’initiative qui mentionnent l’interdiction faite à l’exportation du matériel servant à protéger les forces de l’ordre de l’Etat. Si l’initiative était acceptée, la Suisse perdrait non seulement 10'000 emplois mais également des connaissances technologiques importantes, ce qui aurait des conséquences graves pour la sécurité de notre pays. Il ne conteste pas que l’exportation du matériel de guerre doive être soumise à un contrôle rigide. Les votants ont principalement critiqué l’exportation du matériel de guerre mais également plaidé en faveur d’une application plus stricte de la loi en vigueur plutôt que l’acceptation d’une initiative jugée trop extréme. Après une discussion passionnée, les délégués du PEV Suisse ont finalement opté pour la liberté de vote par 56 voix contre 4. 

Le président central a ensuite présenté une résolution adoptée par le Comité central du PEV Suisse. La résolution critique l’activisme du président de la Confédération, Hans-Rudolf Merz, jugée indigne de notre Etat de droit. Par son action-commando, ce dernier a de facto désavoué les autorités de la République et Canton de Genève en s’excusant de manière injustifiée pour un incident qui s’est déroulé dans les limites du droit suisse. Le PEV exige que de telles actions fassent à l’avenir l’objet d’une concertation préalable avec le Conseil fédéral et respectent strictement l’Etat de droit suisse. 

L’initiative populaire qui demande l’interdiction de la construction des minarets avait déjà été rejetée par le PEV Suisse lors de son assemblée de juin 2009. Pour la votation populaire du 27 septembre, le PEV Suisse recommande également d’accepter le financement additionnel de l’AI et de renoncer à l’initiative populaire générale. 

Genève, le 22 août 2009/nh/sh]]></content:encoded>
			
			
			<pubDate>Sat, 22 Aug 2009 09:07:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<guid>http://www.evppev-fr.ch/fr/actualites/detail/artikel/2009/feb/ne-pas-mettre-en-danger-la-cohesion-de-la-suisse-5.html</guid>
			<title>Ne pas mettre en danger la cohésion de la Suisse!</title>
			<link>http://www.evppev-fr.ch/fr/actualites/detail/artikel/2009/feb/ne-pas-mettre-en-danger-la-cohesion-de-la-suisse-5.html</link>
			<description>Le PEV Suisse apprend avec soulagement le Oui à la reconduction et à l’extension de la libre circulation des personnes.  La voie bilaterale, jusqu’ici un succès et procurant de nombreux avantages à la Suisse, va ainsi pouvoir poursuivre son développement. </description>
			<content:encoded><![CDATA[Le PEV Suisse se réjouit du Oui des citoyens à la reconduction et à l’extension de la libre circulation des personnes. En effet, la voie bilatérale va ainsi pouvoir être poursuivie, continuant à porter du succès et des avantages à la Suisse. En tant que pays économiquement fortement intégré à l’Europe, la Suisse, dont un tiers du volume d’affaires est réalisé dans les échanges avec l’UE, s’assure ainsi, au coeur de la tourmente économique actuelle, des relations stables et réglementées avec ses voisins et partenaires.


C’est avec préoccupation que le PEV observe combien cette question de l’Europe polarise la population suisse et cela bien plus que toute autre thématique. Encore et toujours, l’on chercher à tirer profit de cette polarisation et, par conséquent, le fossé devient à chaque fois de plus en plus large. Cela est non seulement dommage et inutile mais également dangereux. Le PEV appelle par conséquent tous les partis et acteurs à accepter les résultats de la votation et à se tenir aux faits. Malgré toutes les différences des discours politiques, nous ne devons pas oublier que nous sommes bel et bien assis dans le même bateau et que nous avons besoin les uns des autres.


Le PEV souhaite poursuivre la voie bilatérale avec l’UE. La requête du Conseil fédéral concernant l’ouverture de négociation d’adhésion peut être maintenue. Le PEV n’est cependant pas en faveur de l’adhésion à l’UE.


Zurich, le 8 février 2009/nh/mh/sh
]]></content:encoded>
			
			
			<pubDate>Sun, 08 Feb 2009 08:23:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<guid>http://www.evppev-fr.ch/fr/actualites/detail/artikel/2008/oct/politique-financiere-sans-valeurs-la-deroute-6.html</guid>
			<title>Politique financière sans valeurs : la déroute !</title>
			<link>http://www.evppev-fr.ch/fr/actualites/detail/artikel/2008/oct/politique-financiere-sans-valeurs-la-deroute-6.html</link>
			<description>Le Parti Evangélique est abasourdi par le plan de sauvetage pour l’UBS proposé par le Conseil Fédéral et par l’acquiescement tacite des autres partis. Il estime que le financement du plan de sauvetage est mal réfléchi, opaque et se fera finalement sur le dos des générations à venir. </description>
			<content:encoded><![CDATA[Ce n'est plus un secret: la finance a mal à ses valeurs. L'avidité et la recherche de gains à court terme ont mené des banques reconnues à la faillite, et les apôtres de la globalisation et du néolibéralisme sont maintenant les premiers à demander l'intervention des gouvernements pour sauver la mise (et leur bonus, si possible). Le Conseil fédéral vient de céder, lui aussi,&nbsp;et propose de partager les risques des banques impliquées. Personne ne semble pour le moment se soucier de qui paiera la note à la fin.

Le Parti Evangélique est absolument d’accord d’augmenter la protection des épargnants. Reconnaissant l’importance de l’UBS pour l’économie suisse, il soutient aussi la participation proposée de 6 milliards de la Confédération, si cela peut contribuer à la confiance interbancaire et que cette participation peut être cédée en temps voulu à des investisseurs privés pour un prix au moins équivalent.

Mais les contes de fée du Conseil fédéral pour nous vendre un crédit sur le dos des générations futures dépassent les limites:

·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les gains aux managers, les pertes à l’Etat&nbsp;: ce sont maintenant les contribuables qui trinquent pour les risques spéculatifs pris par les requins de la finance. A l’époque des bonus mirobolants, le marché avait pourtant toujours raison&nbsp;!

·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; «&nbsp;La Confédération augmente la part des fonds propres de l’UBS&nbsp;»&nbsp;: c’est un pur mensonge&nbsp;! L’UBS est obligée d’investir les 6 milliards apportés dans la société ad hoc pour gérer les actifs pourris. C’est le monde à l’envers&nbsp;: il serait plus sain&nbsp;que la Confédération détermine le niveau obligatoire de fonds propres, et que les banques se débrouillent pour l’atteindre.

·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; «&nbsp;L’engagement de la Confédération ne générera pas une augmentation durable de la dette, puisqu’il sera compensé par des excédents structurels du budget ordinaire.&nbsp;» Pardon, quels excédents&nbsp;?! Un tel investissement signifie toujours ou des dettes supplémentaires ou une augmentation des impôts. La Confédération ne doit pas vendre (ou prêter, pour les optimistes) la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; «&nbsp;La Confédération aura son mot à dire sur la politique de rémunération et d’incitation de l’UBS.&nbsp;» Mesdames et Messieurs les Conseillers fédéraux, croyez-vous vraiment que cela suffira à prévenir la prochaine crise&nbsp;? Le signal donné n’incitera nos banquiers à réduire les risques, puisque c’est le contribuable qui paie la note.

·&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La Banque Nationale garantit 54 milliards pour des actifs pourris et invendables. Ce montant est vertigineux&nbsp;: 3 fois le coût des NLFA, plus que le budget de la Confédération, ou environ un quart de la dette publique. Cet argent manquera à la BNS lors de la prochaine crise&nbsp;: que faire si le CS ou d’autres banques veulent aussi vendre des actifs illiquides&nbsp;? La réponse proposée est que la BNS emprunte cet argent sur le marché du capital et se fait rémunérer par la société ad hoc pour ce faire. Mais que se passe-t-il si cette dernière n’arrive plus à honorer ses factures, si les papiers ne retrouvent pas leur «&nbsp;valeur&nbsp;»&nbsp;? La BNS aura alors hérité des 54 millions de dettes, et ne pourra les financer que par ses actifs et réserves monétaires. Et c’est ainsi que la Confédération, les cantons et le peuple suisse risquent de devoir régler la note.

Hériter des dettes de l’UBS en tant que citoyen suisse est déjà choquant; mais les tentatives grotesques de notre gouvernement de noyer ce poisson sont inacceptables.


Nos partis gouvernementaux acceptent-ils sans broncher que les gains soient encaissés par les banques alors que les pertes sont supportées par l’Etat&nbsp;? Est-ce que toute entreprise en difficulté financière pourra faire appel à ce dernier ? Le silence d’Avenir Suisse est assourdissant. Les partis bourgeois qui demandent habituellement un minimum d’ingérence de l’Etat semblent avoir perdu leur voix, tout comme le PS qui ne semble pas se soucier de la charge future qui pèsera lourdement sur les petits revenus.


Après le grounding des marchés, le grounding de la politique. Nous devrions tous prendre un moment de silence et demander pardon pour notre gestion désastreuse au Dieu Tout-Puissant mentionné dans le préambule de notre Constitution.


Zurich, le 16 octobre 2008 /nh/fb


Pour tout renseignement&nbsp;:

Heiner Studer, président du PEV Suisse&nbsp;: 079 445 31 70
Niklaus Hari, responsable de communication du PEV Suisse&nbsp;: 079 202 72 27
François Bachmann, vice-président romand du PEV Suisse&nbsp;: 079 668 69 46
]]></content:encoded>
			
			
			<pubDate>Fri, 17 Oct 2008 08:22:00 +0200</pubDate>
			
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